Sauber:
A défaut de grandes performances, Sauber a fait preuve d'une assez bonne régularité au fil des saisons.
Peter Sauber commença sa carrière de pilote avec une coccinelle Volkswagen. C'est en 1970 que Sauber va commencer à construire ses propres voitures. Lors des 24 heures du Mans en 1978, l'équipe 100% suisse Surer-Strähl-Blumer termine second dans la catégorie des 2 litres. En 1985, commence le partenariat avec Mercedes. Ainsi en 1989, Sauber-Mercedes va réaliser le doublé aux 24 heures du Mans, Mass-Reuter-Dickens devant Baldi-Acheson-Brancatelli. Dès lors, Sauber envisage l'entrée en F1, dès 1991, mais Mercedes décide de ne pas participer. Il faudra attendre 1993 pour voir l'apparition de la Sauber C12 avec à ses commandes JJ Lehto et Karl Wendlinger.
Dès la première épreuve, Lehto se retrouve 6ème sur la grille, 5ème à l'arrivée. Il est rare pour une écurie de marquer lors de son premier GP. A al fin de la saison, Sauber est 6ème avec 12 points. En 1994, malgré la venue de Frentzen, la Sauber est moins fiable, elle ne termine que peu souvent. Cela n'empêche pas Frentzen et Wendlinger de terminer 4ème chacun. A Monaco, Sauber manque de perdre Wendlinger après un violent accident durant les essais à Monaco. Mais ce dernier s'en sortira, après un séjour dans le coma. Il arrivera même à courir les 2 dernières épreuves de la saison. Au final, l'écurie a marqué le même nombre de points que l'an dernier.
En 1995, Mercedes quitte Sauber pour équiper l'écurie Mclaren. Sauber se rabat donc sur le moteur Ford Cosworth. Frentzen se donne à fond pour finalement récupérer le premier podium de l'équipe à Monza où le pilote allemand termine 3ème. Sauber se classera 7ème. La saison 1996 sera moins bonne, malgré un autre podium de Johnny Herbert, qui termine 3ème à Monaco malgré les trombes d'eau. Puis Ford Cosworth décide de quitter Sauber pour la nouvelle écurie Stewart. Sauber va donc passer un accord avec Ferrari qui va fournir ses V10 sous l'appellation Petronas.
La saison 1997 se situe dans la moyenne des autres saisons, Sauber arrivant toutefois à décrocher un podium grâce à Johnny Herbert sur le Hungaroring. En 1998, l'arrivée de Jean Alesi ne fait pas plus progresser l'écurie, mais Jean arrivera tout de même à terminer 3ème du GP de Belgique 1998. puis arrive deux années de disette, 1999 et 2000. Jean Alesi, Pedro Diniz et Mika Salo ne permettent pas à l'équipe de réaliser des perf intéressantes, seulement 11 points en 2 saisons, avec une place de 8ème pour chacun.
Puis en 2001, c'est le renouveau. Avec Nick Heidfeld et Kimi Raïkkönen, Sauber rentre dans les points à 9 reprises, Heidfeld termine 3ème au Brésil, Raïkkönen se retrouve 4ème à 2 reprises. A la fin de la saison, Sauber décroche une belle 4ème place constructeur avec 21 points. Raïkkönen part pour McLaren en 2002, la voiture est moins efficace, et l'écurie se retrouve 5ème avec 11 points. 2003 marque le retour de Frentzen. Mais la C22 n'est pas la meilleure voiture, malgré un GP des USA avec Frentzen 3ème qui court un tour en tête et Heidfeld 5ème. En 2004, Massa et Fisichella ne ramèneront pas de podium, malgré les 2 tours en tête du brésilien à domicile. En 2005, l'écurie sera toute aussi pâle, à l'exception des 4ème place de Villeneuve à Imola et de Massa à Montréal, l'ensemble de la saison reste décevant quand on sait le potentiel des pilotes.
A la fin de la saison, Sauber était racheté par le grand manufacturier BMW, marquant la fin de l'aventure Sauber.
BMW Sauber:
L'équipe BMW Sauber est née du rachat par le grand constructeur BMW de l'équipe suisse présente en F1 depuis une bonne douzaine d'années.
En juin 2005, Peter Sauber annonce qu'un accord a été signé sur la prise de pouvoir totale du constructeur allemand BMW sur son équipe. Elle est dirigée par Mario Theissen qui décide d'engager comme pilote Nick Heidfeld, qui connaît déjà le moteur bavarois pour avoir piloter chez Williams en 2005. Le second pilote est Jacques Villeneuve, que Theissen aurait bien aimé renvoyer, mais le Québécois avait un solide contrat à faire valoir. Enfin, Robert Kubica a l'honneur d'être le premier pilote polonais de F1, en tant que n°3 et essayeur.
Pour sa première saison, l'équipe a des objectifs assez modestes et ne s'attend pas à des miracles. Pourtant, la F1.06 va se révéler être une bonne voiture, fiable et compétitive. Les BMW vont ainsi passer la saison à lutter pour arracher des petits points, et plus si possible. Ainsi, Heidfeld finit quatrième dès la troisième course en Australie et arrache même un premier podium sous la pluie en Hongrie, s'affirmant ainsi comme le leader de l'équipe. De son côté, Jacques Villeneuve ne démérite et accroche quelques points, mais ses relations avec Theissen sont très mauvaises. A Hockenheim, il est victime d'une violente sortie de route qui le contraint à déclarer forfait pour le GP de Hongrie. Theissen saisit ce prétexte pour le remplacer par Robert Kubica, et ce définitivement. L'équipe n'y perd pas au change, car le jeune Polonais se révèle immédiatement très rapide. A Monza, il se permet de mener la course et décroche la troisième marche du podium pour sa troisième course.
Au final, l'équipe termine cinquième du championnat constructeurs, une belle performance.
Pour 2007, l'équipe BMW-Sauber vise nettement plus haut et, dès l'intersaison, ses espoirs semblent se concrétiser au vu des excellents chronos réaliser lors des essais hivernaux.
A dire vrai, BMW sera en 2007 la troisième force du plateau, et ce du début jusqu'à la fin. En effet, si la F1.07 est bien plus rapide que les monoplaces du ventre mou du peloton (les Williams, Renault et autres Red Bull), elle reste très loin des invincibles Ferrari et McLaren-Mercedes. Ainsi, Heidfeld et Kubica vont passer toutes leurs courses dans un certain anonymat, souvent entre la quatrième et la huitième place du classement. Mais la bonne fiabilité de leur machine leur assure de nombreux points. Heidfeld va ainsi finir pas moins de quatorze fois dans les huit premiers ! Il montera également à deux reprises sur le podium, avec une seconde place à Montréal et une troisième position à Budapest. Au final, Quick Nick termine le championnat pilote au cinquième rang.
Quant à Kubica, s'il reste derrière son équipier en performance pure, il s'est toutefois affirmé en grand espoir. Il amassera également beaucoup de points, mais aucun podium. Sa saison a en fait été surtout marquée par son effroyable accident à Montréal, duquel il sort miraculeusement indemne. Au GP de Chine, il sera victime d'une grande déception puisqu'il pouvait offrir sa première victoire à l'équipe sur une piste humide, avant que sa boîte de vitesse ne rende l'âme.
Enfin, le pilote d'essais, le jeune Sebastian Vettel, remplit parfaitement son rôle et dispute même le GP des USA à la place de Kubica. Il finit bon huitième avant de partir chez Toro Rosso.
Avec le déclassement final de McLaren-Mercedes pour espionnage, BMW termine à la seconde place du championnat constructeurs avec deux fois moins de points que Ferrari...et en n'ayant signé que deux podiums ! Cette performance, après seulement deux saisons de F1, reste toutefois remarquable.
En 2008, toujours avec Heidfeld et Kubica, l'équipe essaiera de poursuivre sa progression, avant de penser aux titres en 2009.
Photo:Peter Sauber et Mario Theisson
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